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MAEVIE

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Articles avec #recherche

Excellent reportage d'Arte diffusée le 24 avril 2015.

La piste oubliée, c'est le métabolisme des cellules avec bien sûr l'alimentation sans sucre, mais pas seulement...

La vidéo d'Arte est à présent sur You Tube:

Interview du Pr Laurent Schwartz, trouvée sur www.alternativesante.fr:

"J'ai espoir que le cancer soit bientôt classé maladie du passé"

article d'Isabelle Fontaine rédigé le 24-11-2015

Cancer: la piste oubliée (article mis à jour le 08/12/2015)

Cancérologue à l’AP-HP et chercheur à l’école Polytechnique, le Pr Laurent Schwartz considère le cancer comme une maladie simple du métabolisme des cellules tumorales, liée à un dérèglement enzymatique. Il mène des recherches pour élaborer un traitement non toxique, à base de produits de la pharmacopée courante. Sur des personnes incurables, les résultats de ses essais sont encourageants.

Alternative Santé Vous défendez une vision métabolique du cancer, qui diffère de l’approche actuelle dominante tournée vers la génétique. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Pr Laurent Schwartz La piste des gènes, et de leurs anomalies, lesquelles seraient seules responsables du cancer, mobilise depuis quarante ans les chercheurs, engendrant des dépenses faramineuses. Mais force est de constater qu’elle n’a pas permis de dégager de vraies solutions thérapeutiques. Les chimiothérapies, si elles peuvent fonctionner sur les enfants, sont le plus souvent dévastatrices sur les adultes. La mortalité par le cancer n’a que très peu diminué depuis soixante ans, si l’on compare statistiquement en termes d’âge et de population, et les récentes thérapies ciblées n’inversent pas cette courbe.

Dès la fin des années quatre-vingt-dix, face aux malades qu’on n’arrivait pas à soigner, j’ai commencé à envisager les choses autrement. Je me suis intéressé au fonctionnement de la cellule cancéreuse, à son métabolisme, et en particulier à la manière dont elle digère le glucose. Je ne considère pas le cancer comme une maladie génétique, mais plutôt énergétique, résultant du métabolisme anormal de la cellule tumorale. Le rôle des gènes dans le cancer est en fin de compte secondaire. Au cours de mes recherches, j’ai compris que le cancer est une maladie simple en lien avec la digestion cellulaire et des dérèglements enzymatiques. Et ces mêmes mécanismes jouent sûrement un rôle crucial dans les maladies neurodégénératives, comme Parkinson et Alzheimer.

A. S. Pour comprendre le métabolisme perturbé de la cellule cancéreuse, vous avez exhumé les travaux du prix Nobel allemand de médecine en 1931,
Otto Warb
urg…

Pr L. S. Jacques Leibowitch, codécouvreur du virus du sida, m’a un jour conseillé de relire les travaux du chercheur allemand Otto Warburg, lesquels étaient tombés dans l’oubli. Ça a été un long travail de décryptage, certains termes et notions de l’époque étant différents de ceux d’aujourd’hui. Warburg a mis à jour il y a quatre-vingt-dix ans l’une des clés de compréhension du cancer. Il a montré que la cellule tumorale consomme d’énormes quantités de glucose, qui est son seul carburant, et qu’elle ne parvient pas ensuite à l’assimiler complètement. Donc la cellule se met à grossir, elle fermente et produit de l’acide lactique, ce qui favorise sa division.

Les cellules se multiplient alors de manière anormale, la tumeur augmente de taille et se trouve sous pression. De manière mécanique, des métastases s’échappent à distance dans l’organisme. La cellule cancéreuse est en quelque sorte en synthèse permanente. Incapable de brûler, elle ne peut s’arrêter de grossir. Mes recherches m’ont ensuite permis d’aller plus loin que Warburg. Le problème central se situe dans le système mitochondrial de la cellule tumorale, le lieu de la respiration cellulaire, qui est inactivé. C’est là que se concentrent nos efforts de compréhension.

A. S. Fort de ces découvertes sur le métabolisme défaillant de la cellule cancéreuse, vous avez alors commencé à faire des essais sur des souris. Que cherchiez-vous ?

Pr L. S. À mettre au point un traitement efficace et non toxique permettant de freiner la progression du cancer. L’idée est de changer de paradigme : il ne s’agit plus de tuer les cellules cancéreuses, comme avec les chimiothérapies, mais d’influer directement sur leur métabolisme. Avec l’aide du docteur Maurice Israël, un des plus grands neurochimistes français, nous avons retenu une centaine d’enzymes potentiellement responsables de cette synthèse qui ne s’arrête jamais dans la cellule tumorale. Nous avons ensuite procédé à des tests sur près de 12 000 souris, en utilisant des produits courants de la pharmacopée.

Nous avons sélectionné une combinaison de deux molécules : l’acide alpha-lipoïque, qui est un traitement reconnu des neuropathies diabétiques, et l’hydroxycitrate, un complément alimentaire utilisé pour perdre du poids. Les résultats, que nous avons fait confirmer dans un laboratoire en Allemagne, ont mis en avant un ralentissement de l’évolution de la tumeur chez toutes les souris, sur tous types de cancer confondus, ce qui laisse supposer une universalité du traitement.

En moyenne, les souris vivent trois fois plus longtemps. En 2007, un de mes proches, un collègue de Polytechnique, a eu un diagnostic de cancer du côlon avancé, avec dix-huit mois d’espérance de vie. Il n’avait rien à perdre, il a essayé la combinaison de médicaments que j’avais au préalable testée sur moi-même, et ce, afin d’évaluer ses effets secondaires. Il a survécu cinq ans. C’était un résultat très encourageant.

A. S. Avec la publication de votre livre « Cancer : guérir tous les malades ? », en 2013, les choses se sont accélérées, des malades sont venus jusqu’à vous, intéressés par vos recherches et souhaitant y participer…

Pr. L. S. Malgré mes nombreuses publications scientifiques, restées sans écho, je n’ai pas reçu de soutien financier de la part des administrations sollicitées pour poursuivre mes recherches et mener des essais cliniques. Parallèlement, des malades sont venus spontanément à moi et ont constitué en 2014 l’association Cancer et Métabolisme, qui compte aujourd’hui 800 membres. Je m’occupe personnellement et gratuitement de certain d’entre eux, notamment via ma consultation de cancérologie à la clinique Alleray-Labrouste, à Paris.

Je leur propose une combinaison de trois médicaments, les deux précédemment cités, plus le Naltrexone à faible dose, un produit utilisé contre les inflammations chroniques comme la sclérose en plaques. Certains présentent un ralentissement de la maladie, voire des régressions de la tumeur, avec des améliorations parfois miraculeuses. Sur une vidéo récemment mise en ligne, je relate les résultats thérapeutiques et le détail du traitement donné à onze patients volontaires. Ils étaient tous considérés comme condamnés, avec trois à six mois d’espérance de vie, et ont été renvoyés chez eux. Cinq d’entre eux sont toujours en vie, deux ans et demi après le début du traitement.

A. S. Pourquoi avoir constitué un groupe de recherche fondamentale interdisciplinaire sur le cancer à l’école Polytechnique ? C’est une démarche atypique…

Pr L. S. C’est la seule manière de travailler pour faire émerger des idées radicalement nouvelles. J’ai constitué ce groupe au fil des rencontres et des amitiés, dans lequel se croisent bio-informaticiens, neurochimistes, mathématiciens, physiciens, chirurgiens… Nous travaillons aussi en réseau avec l’étranger, avec Harvard, où j’ai fait mes études de cancérologie, ou avec l’institut Pasteur à Téhéran. Pour changer de paradigme, il est bon de sortir des sentiers battus rigides et austères de l’institution. Tous ces scientifiques et ces intellectuels sont des gens libres, c’est à cette unique condition qu’ils sont capables de générer des hypothèses novatrices.

De fait, nos recherches sont indépendantes des laboratoires pharmaceutiques, qui ne s’y intéressent pas car il n’y a aucune rentabilité à la clé. Les molécules que j’utilise et sur lesquelles je fais des essais sont déjà sur le marché, et elles sont peu chères. Notre budget de recherche est de l’ordre de 2 à 3 millions d’euros depuis les débuts, il y a vingt ans. C’est une somme dérisoire, à l’échelle des programmes de recherche habituels sur le cancer. J’y ai de plus investi une partie de mon argent personnel.

A. S. Vous dites « avoir l’impression d’avoir trouvé un traitement contre le cancer ayant une efficacité réelle »

Pr L. S. Cela peut paraître surprenant, tant la vision commune du cancer est celle d’une maladie compliquée, longue à combattre et qui coûte cher. Mon équipe et moi avons la sensation d’avoir compris quelque chose de décisif. Nos recherches s’accélèrent depuis quelques mois, nous testons de nouvelles molécules, avec des résultats probants. Le soutien et la participation des malades, qui ont le courage de parler en dépit du tabou que cela représente, sont fondamentaux dans ces avancées. La situation actuelle de la lutte contre le cancer, qui se trouve dans l’impasse, n’est pas viable à court terme. Il faut aller vite, le temps du cancéreux n’est pas celui de la recherche. La vision métabolique du cancer progresse partout dans le monde. J’ai l’espoir que le cancer soit classé maladie du passé.

En savoir plus

Le Pr Laurent Schwartz est un cancérologue de l’AP-HP, détaché à l’école Polytechnique. Major de sa promotion de la faculté de médecine de Strasbourg, puis major en oncologie à Harvard, il commence sa carrière aux États-Unis, puis regagne la France où il travaille dans plusieurs hôpitaux. En 2001, il publie un premier essai « Métastases, vérité sur le cancer » (Éd. Hachette) dans lequel il pointe du doigt l’impasse dans laquelle se trouve la lutte contre la maladie. Il fonde il y a une quinzaine d’années un groupe de recherche pluridisciplinaire sur le cancer à l’école Polytechnique, regroupant des scientifiques d’horizons différents, tous investis dans une approche nouvelle de la maladie, centrée sur la compréhension du métabolisme défaillant de la cellule cancéreuse.

« Cancer : guérir tous les malades ? », de Laurent Schwartz, Éd. Hugo Doc (2013).

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INTERVIEW

Dr. Laurent Alexandre: «Le cancer sera une maladie chronique maîtrisée en 2030»

Mis à jour le 22/10/14 à 19h23

Source: m.20minutes.fr

Chirurgien et spécialiste du décodage du génome, il entrevoit le début d’une révolution médicale à travers la cancérologie…

Dans les années à venir, il faudra sûrement intégrer un module «Big Data» à la formation des étudiants en médecine. En cancérologie, ce serait même indispensable selon Laurent Alexandre, chirurgien urologue, fondateur de Doctissimo et DNAVision, une société de séquençage ADN. La puissance informatique pourrait permettre à la médecine de maîtriser le cancer à l'horizon 2030. Une idée qu'il développe dans son dernier livre, La défaite du cancer, paru aux éditions JC Lattès.

Vous parlez d’une défaite du cancer d’ici à 2030. Est-ce que cela signifie «en guérir»?

Non, cela signifie qu’il sera mis sous contrôle comme le sida aujourd’hui. Ce sera une maladie chronique. L’espérance de vie des gens atteints est la même que ceux qui ne le sont pas, moins deux ans. C’est une maladie désagréable avec des traitements lourds, mais on ne meurt plus. Le cancer va devenir une maladie de même nature.

Pourquoi cette échéance de 2030?

Parce que c’est le moment où l’analyse génétique des tumeurs et les nouveaux types de thérapies fonctionneront à plein. On aura des traitements personnalisés en fonction des caractéristiques génétiques des tumeurs. Et il y aura des dépistages très précoces, en séquençant le sang des gens pour repérer la présence d’une tumeur des années avant qu’elle soit visible au scanner.

Vous dites que les héros du cancer seront plutôt des informaticiens que des médecins. Quel sera l’apport du big data?

Ce sont les nanotechnologies et l’augmentation de la puissance informatique qui vont permettre de faire reculer le cancer de façon significative dans les quinze années à venir. Il faut analyser 20.000 milliards d’informations pour analyser les caractéristiques génétiques d’une tumeur. Il faudra traiter chaque cancer avec une thérapie sur-mesure. C’est maintenant permis par l’explosion des capacités informatiques. Pour comprendre l’ennemi, il faut connaître ses faiblesses, ses caractéristiques. Le Big data sera la principale arme contre le cancer.

Fragment d'ADN

Fragment d'ADN

Les médecins pourraient donc disparaître?

Ça pose un grand problème. Effectivement, ce volume énorme de données ne peut plus être traité par un cerveau humain. Il faut des ordinateurs des systèmes experts, des algorithmes. Cela suppose que les médecins se forment à ces techniques qu’ils ne comprennent pas aujourd’hui. C’est un changement important dans la façon de travailler. La cancérologie est finalement le début de la révolution de l’exercice médical.

Comme être sûr que la nature ne prendra pas le dessus une fois de plus? Le génome des cellules cancéreuses s’adapte, mute…

Des mutations du cancer, il y en a plein. Il y a des résistances en permanence dans le cancer. C’est pour cela que c’est extrêmement compliqué, que les ordinateurs doivent être puissants. Cette résistance génère cette complexité très importante de la biologie du cancer. C’est le point central.

D’ici à 2020, chaque cancéreux bénéficiera d’un séquençage de sa tumeur. Comment le financer?

Le premier séquençage ADN a coûté 3 milliards de dollars. Là, on a passé la barre des 1.000 dollars par séquençage. 1.000 dollars, ce n’est rien par rapport à une cure de chimiothérapie sur une année qui coûte des dizaines de milliers de dollars. C’est comme le prix du siège bébé par rapport au prix de la voiture.

On est forcé de préciser que vous êtes patron de DNAVision. N’y a-t-il pas un conflit d’intérêts?

Il n’y a aucun conflit d’intérêts commercial dans ce que je dis car je ne fais jamais de séquençage ADN de particuliers. Je suis formellement opposé au séquençage ADN des gens sans passer par leur médecin. Le génome est trop compliqué à interpréter. Il y a des risques de confusion. Quelqu’un qui n’est pas généticien, informaticien ne peut pas comprendre les milliards d’informations qu’il y a dans un génome.

Romain Scotto

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  • La molécule ATIP3, découverte dans le laboratoire du Dr Clara Nahmias, est un nouveau marqueur moléculaire qui distingue une catégorie de tumeurs du sein particulièrement agressives (appelées triple négatives) pour lesquelles les chimiothérapies sont lourdes et parfois peu efficaces. L’équipe a découvert que la molécule ATIP3 était perdue dans ces tumeurs dites triple négatives. De façon intéressante, il a été montré au laboratoire que le fait de ré-introduire ATIP3 dans les cellules cancéreuses permettait de réduire très fortement la croissance des tumeurs et la formation de métastases. ATIP3 se comporte donc comme une molécule anti-cancer. Le projet de l’équipe consiste à présent à définir quelle est la partie active de la molécule ATIP3 permettant de réduire la formation des tumeurs et des métastases cancéreuses. Leur objectif est d’utiliser ATIP3 ou son domaine actif pour mettre au point de nouveaux traitements personnalisés contre les formes agressives du cancer du sein. Avec à terme le développement de nouveaux médicaments.

Source:

V. ATIP3, une nouvelle molécule anti-métastatique

La survenue de métastases du cancer du sein représente une cause majeure de décès liés à ce cancer. L’identification de nouveaux marqueurs moléculaires, capables de prédire l’évolution métastatique d’une tumeur, est primordiale pour le suivi des patientes et le choix des options thérapeutiques.

Les études réalisées dans notre laboratoire, en collaboration avec l’Institut Curie (Paris) et l’IGR (Villejuif) ont montré que la protéine ATIP3 est un marqueur pronostic de la survie des patientes atteintes d’un cancer du sein. En particulier, un niveau faible d’ATIP3 dans les tumeurs est associé à un risque élevé de métastases et une espérance de vie diminuée.

Notre étude montre pour la première fois qu’ATIP3 est une nouvelle molécule anti-métastatique. L’expression d’ATIP3 dans les cellules cancéreuses freine la progression métastatique, et réduit le nombre et la taille des métastases dans un modèle expérimental chez la souris. Les cellules exprimant ATIP3 ont une mobilité réduite, elles sont moins aptes à envahir les tissus et à traverser les vaisseaux sanguins pour coloniser un organe secondaire. Au niveau moléculaire, ATIP3 réduit la dynamique du cytosquelette de microtubules avec pour conséquence une diminution de la migration des cellules cancéreuses, étape essentielle de la progression métastatique.

Ces données constituent une avancée majeure vers l’identification d’une population de patientes à haut risque, devant faire l’objet d’un suivi particulier, et qui pourraient bénéficier de nouveaux axes thérapeutiques anti-métastatiques ciblant la protéine ATIP3.

Source:

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MAEVIE

MAEVIE ou Martine A l' Ecole de la VIE. Ce blog s'adresse aux personnes ayant ou ayant eu un cancer. Je me suis dit qu'il serait dommage de ne pas partager toutes ces infos que j'ai pu recueillir dans le but de mettre toutes les chances de mon côté pour guérir. Ces infos peuvent être utiles aux malades mais aussi pour éviter les récidives, à titre préventif, ou tout simplement pour une meilleure qualité de vie physique et mentale. Je ne dis pas que ces articles sont la vérité: chacun se fera sa propre idée.

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