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MAEVIE

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Traitements &quot;alternatifs&quot;: non prouvés ou réfutés?

C'est un médecin américain qui écrit cet article, il travaille pour qui?

Je pense qu'un traitement qui ne peut rapporter beaucoup d'argent aux lobbies mondiaux pharmaceutiques n'a aucune chance d'arriver dans nos hôpitaux. D'ailleurs, si l'on doit attendre que les essais cliniques soient objectivement menés à bien, nous serons tous morts! Ce qui n'empêche pas d'être prudent et de se documenter un maximum: vive Internet! Attention, je ne prône nullement l'arrêt des traitements conventionnels (chimio, etc...), mais je suis sûre qu'il existe des moyens naturels pour renforcer l'efficacité de ces traitements, à commencer par l'alimentation.

Dr Andrew Vickers - American Cancer Society

Le Chaparral :

Les extraits de chaparral, un arbuste du désert, étaient utilisés comme panacée polyvalente par les guérisseurs américains indigènes. C'est devenu un médicament anti-cancer populaire au 20° siècle, en partie sur la base de théories selon lesquelles il serait capable d'éliminer les "toxines" causant le cancer du foie ou du pancréas. S'ensuivait une présentation d'un cas d'un homme de 87 ans ayant "vécu" une régression d'un mélanome facial après un traitement au chaparral. Smart et al. rassemblèrent des cas de patients avec des cancers avancés pour une étude sur le chaparral. Seulement trois des 44 patients, sujets de l'analyse qui étaient évalués, virent une régression de leurs tumeurs, bien que ce ne fut pas généreusement (une réduction de la taille de la tumeur de 25%), un des patients a eu une réaction seulement 10 jours plus tard. Ce faible taux de réponse poussèrent les auteurs à se prononcer contre le recours du chaparral en tant que traitement contre le cancer 14.

Le sulfate d'hydrazine :

Bien que le sulfate d'hydrazine soit un médicament synthétique, il entre dans la catégorie car il est consommé par des patients atteints de cancers comme thérapie alternative, et parce qu'il repose sur des concepts thérapeutiques allant à l'opposé des autres médicaments validés et autorisés contre le cancer. Plusieurs essais cliniques semblaient indiquer un possible bénéfice du sulfate d'hydrazine. Chlebowski et al. étudièrent 65 patients randomisés, ayant des cellules cancéreuses afin de leur donner du sulfate d'hydrazine en plus d'une chimiothérapie, ou une chimiothérapie seule. L'ensemble des patients ayant survécu aux traitements n'était pas significativement plus haut dans le groupe de ceux ayant reçu le sulfate (médian de 292 contre 197 jours, p=0.11). Il y avait par contre des différences statistiquement significatives en ce qui concerne des points finaux secondaires, comme celui de l'assimilation de calories, mais pas d'autres comme une prise de poids 15.

Sur la base de cette tendance à l'augmentation de l'espérance de vie constatée dans cette étude, trois études, contre placebo, ont été conduites pour déterminer si le sulfate d'hydrazine pouvait réellement améliorer la qualité ou la durée de la vie. Les études comprenaient, respectivement, 243 patients pour lesquels il avait été récemment diagnostiqué des cellules cancéreuses au poumon, traités par étoposide et cisplatine 16, 128 patients atteints d'un cancer colorectal ne bénéficiant d'aucune autre thérapie oncologique 17, et 291 patients recevant du cisplatine et du vinblastine pour traiter des cellules cancéreuses au poumon 18. Le sulfate d'hydrazine n'a amélioré la durée de vie dans aucune des études. Les courbes de vie étaient essentiellement imbriquées dans les deux essais de cancer du poumon, l'essai avec les patients atteints de cancer colorectal fut arrêté rapidement à cause des importants taux de décès dans le groupe recevant l'hydrazine (P=0.034). Le nombre de personnes ayant survécu est resté relativement pauvre dans les trois études, avec plus de 90% de patients décédés un à deux ans plus tard.

Les thérapies métaboliques : Gerson et Gonzales :

Les thérapies alternatives contre le cancer sont souvent pratiquées au Mexique, là-bas les cliniques pouvent échapper à la réglementation en vigueur aux USA. De nombreuses cliniques mexicaines, y compris celles fondées par le médecin allemand Max Gerson, proposent des thérapies métaboliques. Le traitement repose sur la croyance que le cancer est un symptôme d'accumulation de toxines. Une "désintoxication" est alors nécessaire et primordiale, impliquant des lavements au café ou du côlon, des régimes spéciaux, des jus crus, des enzymes et des suppléments. Une étude rétrospective de patients atteints de mélanomes, traités dans une clinique Gerson, conduite par des médecins travaillant dans la clinique, a conclu que l'espérance de vie à 5 ans de patients ayant été traités par la thérapie Gerson, était plus importante que celles rapportées par d'autres études26. Cette analyse était faussée par les analyses des sous-groupes (les hommes avaient des pourcentages de survie exceptionnellement élevés), l'utilisation de comparaisons non ajustées de contrôles non randomisés, et les exclusions (40% des patients sous la thérapie Gerson ont été exclus de l'analyse).

En réponse aux critiques, les auteurs acceptèrent le fait qu'une étude non randomisée, telle que celle publiée, n'apportait pas de preuves irréfutables d'un effet du traitement 27. Un résultat plus prometteur a été rapporté d'une étude sur 11 patients touchés par un cancer du pancréas traités par Nicholas Gonzales, un médecin pratiquant à New York, qui a recours à des régimes métaboliques incluant des enzymes pancréatiques. Gonzales rapporta 81% de taux de survie à un an et 45% sur 2 ans et déclarait que de tels résultats étaient de loin supérieurs à la moyenne nationale28. L'étude était petite est manifestement encline à de nombreux biais. Non seulement la comparaison avec des moyennes nationales est inadaptée, mais les principaux résultats reposent sur une sélection de patients, 12 patients qui ne se conformaient pas au traitement ont été exclus de l'analyse. Néanmoins, les résultats généralement positifs rapportés par Gonzales suffisaient à mettre en place une étude du NIH en cours.

L'étude Risberg :

En 1992, Risberg et ses collègues examinèrent près de 1000 Norvégiens touchés par un cancer et ayant recours à un traitement alternatif contre le cancer. Leur but initial était de déterminer la fréquence et les déterminants de l'utilisation des thérapies alternatives 29. Les enquêteurs réalisèrent plus tard qu'il serait possible de rattacher leurs données au registre des statistiques Norvégiennes pour obtenir des informations sur l'espérance de vie. Ils trouvèrent que le recours aux médecines alternatives s'associait avec une espérance de vie très pauvre. 79% des utilisateurs de médecine alternative décédèrent pendant l'étude, à comparer aux 65% de non utilisateurs. Cette analyse a stupéfié par le pauvre état clinique des utilisateurs à l'époque de l'enquête. Comme on pouvait s'y attendre, un patient atteint d'un cancer débutant et traitable sera moins enclin à se tourner vers une cure alternative qu'un patient avec une maladie bien avancée, à qui il reste peu d'options de traitement possibles. Il y avait une tendance, chez les utilisateurs de médecines alternatives, à avoir une espérance de vie plus courte. Les auteurs présumaient que l'espérance de vie plus courte pouvait être expliquée par "une perception correcte par les patients de la gravité de leur maladie". Quelle que soit l'explication, l'étude n'a jamais fait la preuve que le recours à la médecine alternative améliorait l'espérance de vie 30.


La psychothérapie pour guérir du cancer :

La théorie selon laquelle un état mental modifié peut affecter le cours d'un cancer a été popularisé par des auteurs comme Bernie Siegel et Deepak Chopra. Dans leurs bouquins visant le grand public, ces auteurs font des déclarations péremptoires selon lesquelles les patients pourraient "contrôler le cours du cancer en utilisant la pensée", ou en devenant un "patient exceptionnel" les patients pourraient développer une volonté de vivre très forte et ainsi vaincre leur cancer. D'autres affirmations sont faites par des auteurs comme Louise Hay, qui propose que l'état psychologique est un facteur causal important. Hay, par exemple, déclare que les "causes probables" du cancer comprennent "les blessures profondes, le ressentiment de longue durée (...) la peine qui ronge progressivement, la haine récurrente."

Le programme de Bernie Siegel, pour les patients atteints de cancer, a été évalué lors d'une étude. Trente quatre femmes ayant un cancer du sein, se soignant par ce programme, ont été comparées avec des patients comparables identifiés. Un suivi sur 10 ans ne montra aucune différence pour ce qui est de l'espérance de vie entre les deux groupes, avec approximativement 40% des patients dans les deux groupes toujours en vie à la fin de l'étude 31.

Plusieurs études, cependant, semblaient montrer des bénéfices chez les patients recevant un traitement psychologique. A la fin des années 1970, David Spiegel mena une étude randomisée visant à examiner les effets d'un groupe de soutien psychosocial sur la qualité de la vie et les symptômes chez des femmes souffrant de cancer du sein métastatique. Comme toute analyse post hoc, les enquêteurs regardèrent les différences de temps de vie et rapportèrent une prolongation statistiquement significative de l'espérance de vie dans le groupe recevant le support psychosocial 32. Cette étude a été publiée et fréquemment citée, une recherche dans Science Citation Index de novembre 2003 fait état de 800 citations pour l'étude Spiegel (étrangement, l'étude négative n'a été citée que 65 fois).

Il a rarement été mentionné que l'analyse des durées de vie n'était pas prévue et que, en tant que tel, elle devrait être considérée comme une hypothèse provoquée. Un essai randomisé postérieur ne trouva aucun impact du traitement psychosocial sur la survie 33 mais il a été critiqué par Spiegel comme une "mauvaise reproduction", essentiellement pour la raison que l'intervention était différente entre les études 34. Une étude par Goodwin et al. ne peut être critiquée pour les raisons identiques. Spiegel a été impliqué dans le processus et la formation des individus fournissant le traitement psychosocial, il jouait en outre un rôle de premier plan dans toute l'expérience de manière générale. Dans cette étude, 235 femmes souffrant de métastases cancéreuses au sein, furent réparties au hasard dans des groupes pour une thérapie de groupe hebdomadaire ou des soins normaux. Bien que, comme attendu, le groupe support ait tiré des bénéfices en ce qui concerne la douleur et l'humeur, il n'y avait aucune différence pour ce qui était de leur espérance de vie. Le temps de survie médian était proche de 18 mois dans les deux groupes 35.

Discussion

Il y a un intérêt croissant de la part des oncologues pour les thérapies alternatives. Pourtant, il est important de faire une distinction entre les thérapies complémentaires utilisées à côté de la médecine conventionnelle pour ce qui est des symptômes et de la qualité de la vie, et les thérapies alternatives qui sont utilisées à la place des thérapies oncologiques dans le but de traiter le cancer.

Lorsque ces cures contre le cancer ont été testées, elles ont généralement montré leur inefficacité. Ceci dit, un nombre extraordinaire de différentes sortes de cures alternatives contre le cancer ont été décrites 36, et seule une minorité est passée par les essais cliniques. Que devrions-nous donc croire au sujet des thérapies alternatives qui devrait néanmoins être évalué ? Nous répondrions qu'il ne faut pas être agnostique en l'absence d'essais cliniques, d'autres preuves peuvent être utilisées pour parvenir à des conclusions raisonnables mais temporaires. Par exemple, il serait rationnel d'avoir davantage foi dans une nouvelle thérapie pour laquelle il y a une bonne compréhension du mécanisme, des études sur les cellules et des données animales prometteuses, que dans une thérapie alternative reposant entièrement sur des notions fantaisistes n'ayant aucune efficacité ni aucune preuve du tout.

Il n'est pas facile d'évaluer les thérapies alternatives. Les cliniques qui leur sont consacrées possèdent souvent une pauvre documentation. Celle Di Bella par exemple, n'enregistre les traitements que pour seulement la moitié de ses patients atteints de cancer. Les relations entre les enquêteurs et les praticiens ont souvent été tendues, en partie parce que les praticiens sont généralement méfiants envers les motivations des enquêteurs. En effet, il est remarquable que la réaction typique de la communauté médicale alternative face aux résultats négatifs a été de prendre ces derniers simplement comme une preuve de biais existants chez les chercheurs conventionnels. Dans plusieurs cas, ceci s'est même traduit en accusations de suppression délibérée ou de falsification de données. Le motif généralement donné est que les chercheurs chercheraient à protéger les intérêts de l'industrie pharmaceutique, menacés qu'ils seraient s'il arrivait aux oreilles du monde entier qu'une thérapie alternative contre le cancer très peu chère, existait.

Il y a aussi des problèmes méthodologiques inhérents à la recherche sur les thérapies alternatives. Les traitements alternatifs contre le cancer, visant à renforcer la réaction du corps face aux agressions du cancer, ne devraient pas s'attendre à provoquer une rapide régression des tumeurs requis par le modèle de Phase II avec réaction finale. Les modèles de phase II, qui mesurent la durée de vie, sont communs mais nécessitent des comparaisons implicites ou explicites ouvertes à la critique. Des essais randomisés réclament des patients disposés à accepter des choix de traitement déterminés par le hasard. Ceci devient problématique si les choix de traitement sont très différents, comme la chimiothérapie contre un régime diététique. En effet, l'étude de phase III sur les thérapies métaboliques contre chimiothérapie a changé de modèle, passant de randomisé en non randomisé, à cause du manque de patients ayant accepté de voir leurs traitements choisis au hasard.

Les thérapies complémentaires, pour ce qui est des symptômes relatifs au cancer, ne font pas partie de cet examen critique. Il y a quelques pistes suggérant que des thérapies comme l'hypnose 37, la relaxation 38, les massages 39, la musicothérapie 40 et l'acupuncture 41, 42 (bien que ces études posent de sérieux problèmes de méthodologie et de reproduction) peuvent être, dans une certaine mesure, efficaces pour soulager des symptômes.

Cette revue n'inclut pas non plus la plupart des traitements botaniques contre le cancer. Ceci vient du fait que, tout comme la pharmacologie anticancéreuse conventionnelle, la plupart des produits végétaux sont censés agir soit par cytotoxicité ou par immunomodulation. Tandis que la meilleure preuve suggère que certains produits populaires à base de plantes, comme le gui 43, 44, 45 sont complètement inefficaces contre le cancer, il y a des preuves que d'autres, comme le lycope 46 ou le polysaccharide K (PSK) tiré du Coriolus versicolore 47, 48 peuvent être bénéfiques. En outre, le mécanisme d'action de plusieurs végétaux anti-cancer a été élucidé, menant vers un développement rationnel de combinaisons avec des agents conventionnels. Par exemple, le PSK et des végétaux contenant du glucane-ß, qui ont montré favoriser une immunité anti-tumorale en activant les récepteurs complémentaires 3 49 . Ceci suggère qu'ils puissent agir synergiquement avec des anticorps thérapeutiques tels que le trastuzumab ou le rituximab, un effet a été démontré sur des souris 50.

L'association de la connaissance biomédicale dans le développement thérapeutique de végétaux anticancers populaire est un grand espoir. Les thérapies alternatives contre le cancer, qui ont abandonné la connaissance biomédicale, par exemple, en essayant de traiter des carences inexistantes de vitamines, ont montré leur totale inefficacité et leur absence de bénéfices. Le label "non prouvé" est inapproprié pour de telles thérapies. Il est temps d'affirmer que la plupart de ces thérapies ont été "réfutées".

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Grande distribution, grande arnaque

Grande distribution, grande arnaque

Des poursuites judiciaires ont été engagées lundi 2 février 2015 contre les quatre plus grands distributeurs de compléments nutritionnels aux Etats-Unis : Walmart, Walgreen, Target, qui sont des chaînes de supermarchés, et GNC, une chaîne spécialisée dans la distribution de produits nutritionnels.

Ces quatre chaînes sont accusées de fraude et de tromperie des consommateurs.

En effet, les autorités ont testé leurs compléments nutritionnels les plus vendus. Elles se sont aperçues que 4 produits sur 5 ne contenaient pas la moindre trace des plantes médicinales ou nutriments indiqués sur leur étiquette [1].

Dans la plupart des cas, pilules et gélules ne contenaient que de la poudre de riz et de légumes (carotte, petits pois, etc.)

De plus, certains produits prétendaient ne contenir ni blé ni gluten, alors qu’elles contenaient du blé et du gluten.

Pire, certaines contenaient des toxines pouvant causer des problèmes de foie et de rein graves, et potentiellement fatals.

Les plus grandes chaines des Etats-Unis

Cette nouvelle aura probablement surpris de nombreux consommateurs.

Mais j’espère qu’elle ne vous surprend pas. En tant que lecteur de Santé Nature Innovation, je vous mets régulièrement en garde contre la qualité déplorable des compléments alimentaires distribués dans les commerces de chaîne, et même en pharmacie.

Beaucoup ne contiennent que des nutriments en quantité trop faible pour faire le moindre effet. Parfois, ce n’est que de la poudre de perlimpinpin.

Mais le plus choquant est que ce sont ces compléments alimentaires, sous-dosés, synthétiques, quand ils ne sont pas toxiques, qui servent à la plupart des « études scientifiques » menées très officiellement.

On gaspille ainsi les budgets de recherche à étudier des produits qui ne peuvent pas être efficaces. On trompe le public avec des études de mauvaise qualité sur des produits de mauvaise qualité. Et on annonce ensuite triomphalement que les compléments alimentaires ne servent à rien !

L’ampleur de l’arnaque

Tous les détails de l’affaire sont publiés dans les colonnes du New York Times.

La chaîne GNC est implantée dans les galeries de tous les grands centres commerciaux. Des millions d’Américains leur font confiance, et achètent en particulier la marque maison « Herbal Plus ».

Analyses faites, les gélules de Ginkgo biloba « Herbal Plus » pour l’énergie et la mémoire, ne contiennent pas la moindre trace de Ginkgo.

Elles contiennent du riz, de l’asperge et… du sapin de noël (épicéas) réduit en poudre !!

Dans les supermarchés Target, l’équivalent de Casino en France, six produits de la marque populaire « Up and up » ont été testés. La moitié d’entre eux, Ginkgo Biloba, Millepertuis et valériane, ne contenaient aucune des plantes indiquées sur l’étiquette.

Chez Walgreens, une chaîne de pharmacie (drugstores), leur marque « Finest Nutrition » (« la meilleure nutrition ») ne contenait pas non plus la moindre trace d’aucun des ingrédients indiqués sur les étiquettes. Même leurs gélules d’ail ne contenaient pas d’ail.

Chez Walmart enfin (Walmart est l’équivalent de Carrefour), même topo : pas trace de Gingko Biloba dans leur produit Gingko biloba, ni de millepertuis dans leur produit millepertuis, ni de ginseng dans le ginseng, ni d’échinacée dans l’échinacée. Seul le complément alimentaire d’ail contenait, parfois, un peu d’ail.

Un scandale plus grand encore

Je n’ai jamais aimé les supermarchés. J’essaye de les éviter autant que possible. Je suis scandalisé ce qu’ils ont fait à nos paysages. Mais je suis encore plus effondré que les gens y achètent leur nourriture à l’aveuglette.

Que savent-ils de l’origine réelle de leur viande, leur poisson, leur fruits et légumes ?

Maintenant, on mesure aussi ce dont les supermarchés sont capables avec les produits dont il n’est pas facile de juger de la qualité à l’œil nu. Comment savoir ce qu’il y a exactement dans une gélule ou un comprimé ?

Mais le plus grand scandale est encore ailleurs.

Depuis 10 ans, l’Union Européenne a confié à l’EFSA, une agence dotée de moyens considérables, la responsabilité de garantir la sécurité et la conformité des compléments alimentaires vendus sur le marché.

Le but est de protéger les consommateurs, leur garantir de ce que les compléments alimentaires contiennent… et ne contiennent pas.

Au lieu de ça, l’EFSA se préoccupe principalement de harceler les entreprises qui essayent d’expliquer aux consommateurs à quoi servent leurs produits.

Elle a interdit la plupart des « allégations thérapeutiques ». Elle est par exemple capable de faire poursuivre en justice une entreprise qui expliquerait que la vitamine D réduit le risque de cancer, alors que des dizaines d’études pointent dans cette direction.

A cause de l’EFSA, les citoyens n’ont plus le droit de savoir la vérité sur les études scientifiques portant sur les produits qu’ils achètent.

C’est pourquoi vos boîtes de compléments alimentaires ne portent plus que des mentions floues comme : « bien-être », « énergie », « confort articulaire », « cœur »…

Vous en dire plus est réprimé par la loi.

Il est scandaleux de bannir ainsi l’information transparente des consommateurs. C’est une grave atteinte au droit à la santé.

Le rôle de l’EFSA devrait être de garantir aux consommateurs que le contenu des produits qu’ils achètent correspond bien à ce qu’il y a sur l’étiquette. Pas de dire s’ils font du bien ou non, car ils n’en savent rien. Seules les études scientifiques peuvent le dire, et la recherche progresse en permanence, bien plus vite que ce que la bureaucratie européenne peut suivre.

Elle ne parvient qu’à passer en revue quelques dizaines de produits par an, alors qu’il en existe potentiellement des dizaines de milliers.

En matière de compléments alimentaires, donc, vous n’avez pas le choix. Evitez la grande distribution, les magasins de chaîne. Méfiez-vous des promotions, des produits invraisemblablement bon marché. Ils sont nécessairement bas de gamme.

Ne passez que par des fabricants qui vous offrent des garanties de fiabilité. Je vous en parle régulièrement dans Santé Nature Innovation. Servez-vous de notre travail.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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MAEVIE

MAEVIE ou Martine A l' Ecole de la VIE. Ce blog s'adresse aux personnes ayant ou ayant eu un cancer. Je me suis dit qu'il serait dommage de ne pas partager toutes ces infos que j'ai pu recueillir dans le but de mettre toutes les chances de mon côté pour guérir. Ces infos peuvent être utiles aux malades mais aussi pour éviter les récidives, à titre préventif, ou tout simplement pour une meilleure qualité de vie physique et mentale. Je ne dis pas que ces articles sont la vérité: chacun se fera sa propre idée.

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